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  • LA 6e FLOTTE

    Une maman pour la VIe Flotte, personne n’y avait songé. Cela se fit pourtant, avec simplicité, dans le plus innocente enchaînement des choses, comme apparaît le génie lorsqu’un personnage croise les circonstances appelées à le révéler.

    A ceux qui s’étonnent qu’elle puisse concilier les exigences de son travail et la sollicitude dont elle entoure tous ces jeunes marins, elle répond : « c’est bien simple ! Je fais ce que me commande mon cœur ! » Elle traite, sans distinction, officiers, sou-officiers et matelots comme ses propres fils.

    Germaine lit, dans les yeux de tous ces jeunes sailors, une tristesse voilée qui se rencontre souvent dans le regard des militaires demeurés longtemps loin de leur pays. Elle comprend et parle la langue de ces marins. Tous peuvent s’exprimer avec elle et, même, se confier. Elle les entend, leur répond avec son cœur. La sensibilité demeurera toujours, pour elle, le nerf directeur de sa vie.

    De navire à navire, on se communiquait l’adresse de “MOM GERMAINE” à Villefranche. Elle devint même si célèbre, qu’un cinéaste fut sollicité par la marine américaine pour tourner un film relatant la vie et l’œuvre de cette émouvante dame, si tendrement aimée et honorée.

    Françoise Rosay fut l’interprète à l’écran de ce personnage de Maman à la Française. L’actrice vint, plus tard, déjeuner au restaurant de la MÈRE GERMAINE. La grande comédienne eut alors la noblesse de regretter, que le réalisateur n’ait pas eu l’idée de confier à GERMAINE, le soin de jouer son propre rôle dans le film.

    Sa renommée grandit très vite. Bientôt, elle devient célèbre dans toute la Flotte des Etats-Unis.

    On se presse dans son établissement. On se confie, dans toutes les langues, la bonne adresse. On vient de tous les axes de la rose des vents pour goûter aux plats et connaître la patronne.